Détails du livre

img_palm

La lettre palmyrienne

5.00 sur 5
(2 avis client)

14.90€

Dans ce livre phare d’Ibn Taymiyya, deux questions essentielles qui divisaient les théologiens de son époque sont traitées : les attributs divins et la Prédestination. Ces débats qui secouaient à l’époque les trois monothéismes, sont ici tranchés par l’auteur avec clarté. L’enjeu de cette question a été à l’origine d’une véritable rupture civilisationnelle entre le monde musulman qui a rejeté la méthode philosophique, tandis que les théologiens occidentaux ont donné à cette même époque la prééminence au rationalisme au dépend des textes révélés.

Description du Produit

Dans cette longue épitre adressée aux habitants de Palmyre qui avaient sollicité son avis en matière de doctrine, Ibn Taymiyya développe une théorie globale sur les noms et les attributs divins. Il rejette aussi bien la lecture littéraliste que les tendances rationalistes, qu’ils soient philosophes, dialecticiens ou ésotéristes. Il défend ainsi la primauté des textes révélés sur les raisonnements des hommes soumis à l’erreur et au dévoiement, tout en proposant une définition détaillée du principe de tawhîd ou « unicité divine ». Ce dernier étant simultanément information et action, le croyant ne peut réellement réaliser le tawhîd sans le comprendre et le mettre en l’application tout à la fois. Ce livre constitue sans doute la quintessence de la pensée d’Ibn Taymiyya. Tout d’abord, parce qu’il traite de front d’un sujet récurrent dans ses écrits qui est la polémique autour des attributs divins, mais aussi parce qu’il met ici au service de sa thèse tous les principes rhétoriques qui lui sont propres, comme le fait de retourner contre les thèses rationalistes leurs propres procédés logiques.

Cet ouvrage nous plonge donc au cœur de l’affrontement qui faisait rage entre philosophes, théologiens rationalistes et traditionalistes au Moyen-âge au sujet notamment du rapport entre Raison et Révélation. Il nous éclaire aussi bien sur le fond de la pensée d’Ibn Taymiyya que sa méthode polémique remarquable par sa précision et sa pertinence, et nous laisse entrevoir le rôle central qu’il a joué dans l’évolution de la pensée musulmane.

Informations complémentaires

Auteurs

Ibn Taymiyya ; A. Soleiman al-Kaabi

pages

289

Dimensions

148mm x 210mm

Date de publication

Février 2017

ISBN

978-2-919734-26-9

2 avis pour La lettre palmyrienne

  1. admin
    5 sur 5

    :

    Je n’ai aucun doute pour dire que la récente traduction de la Rissala
    At-Tadmouriyya d’ibn Taïmiyya effectuée par notre frère Abou Souleymane, est
    d’une qualité rarement réalisée en langue française. Son travail de note et son
    introduction personnelle, montre qu’il a su plus que la plupart de ces
    prédécesseurs adopter et avoir un esprit taïmiyyen pour faire ce travail.

    Alors que beaucoup d’autres traducteurs furent inévitablement coincés dans leurs
    faux préjugés et leurs parties pris (quand ce n’est pas leurs propres
    interprétations personnelles) et n’arrivent à saisir (s’ils y parviennent)
    qu’une partie infime de l’immense science et personnalité du cheikh de Damas. En
    clair: c’est une traduction taïmiyyienne d’une oeuvre d’Ibn Taïmiyya, sans
    chercher à plaire ou à concilier, mais juste démontrer la validité d’une
    croyance qui se veut fondamentalement sunnite et à l’aide d’une méthodologie la
    plus authentique et pertinente qui peut être, sous une puissante plume.

    Tout les polémistes acharnés du monde francophone notamment ceux suivant
    aveuglément les interprétations néo-acharites sous prétexte de perpétuer une
    tradition majoritaire (alors qu’elles ne sont que déviations tardives de
    certaines interprétations post-mu’tazilite de l’imam Abou Hassan rahimaoulah et
    devenues majoritaires par les vicissitudes de l’Histoire politique du monde
    musulman), s’ils sont intègres et réveillent leur esprit endormi par le
    confortable conformisme du vieux taqlid, vont pouvoir mesurer in visu que les
    ignobles accusations d’anthropomorphismes et même de littéralisme ”primaire” à
    l’encontre de l’Imam.

    Ainsi ils comprendront qu’elles sont dues au faites que peu sont ceux qui
    maîtrisent le B-A BA élémentaire des principes revivifiés et remise en place par
    le cheikh (après des siècles de théologie spéculative, de philosophie
    hellénisante, de dérives du soufisme et d’innovations sectaires en tout genre).

    Le seul déterminant pour eux sera de savoir s’ils ont d’abord acquis une solide
    culture théologique de l’islam, de compréhension de certains concepts, avant de
    pouvoir prétendre appréhender ce qu’ils liront, ou alors le mal du taqlid fera
    qu’ils se réfugieront (encore) par ‘assabiya dogmatique derrière les
    interprétations fallacieuses (sans les avoirs lues et comprises) des
    contradicteurs de Ibn Taïmiyya par pur plaisir de faire perdurer la
    contradiction.

    Pour conclure:

    Que le lecteur assidue des œuvres d’Ibn Taïmiyya ne soit pas trompé par les
    dérives actuelles de certains de ces traducteurs et commentateurs.

    Certains cherchant à relativiser par exemple ces prétendues fatwa anti-mongols,
    en le faisant quasiment passer pour un savant opportuniste au service des
    Mamelouks, un savant fonctionnaire au service du pouvoir qui par pur loyalisme
    avait rédigé des fatawas contre l’ennemi de ses maîtres….(!?)

    Ils ne discutent jamais ou peu des causes légales, à la fois contingentes et
    immuables, qui ont motivés ces fatwas historiques. La volonté de policer le
    cheikh de Damas, de le rendre acceptable par tous, et de lui ôter toute force
    subversive ”révolutionnaire”, revient chez eux à le mettre au service du
    conformisme des despotismes arabes de tout temps. Tout cela est fait avec
    l’économie de l’étude théologique et scientifique pour se perdre dans une
    surcontextualisation qui décrédibilise finalement tout effort intègre d’ijtihad
    de sa part.

    Cela ne serait rien si ces derniers n’osaient pas s’aventurer dans un terrain
    qui leur est totalement étranger en osant décrédibiliser les recontextualisation
    théologiques (tahqiq al manat) des plus éminentes autorités religieuses qui ont
    justement démontré la pertinence actuelle de ces fatawas, en visant un statut
    dont les déterminants sont aisément identifiables de nos jours.

    Par ce fait, Ces néo-orientalistes rejoignent certaines dérives du salafisme
    actuel qui avec les mêmes arguments justifient la soumission totale aux pouvoirs
    politiques, mais qui elle, use encore de subterfuge théologique pour relativiser
    l’application et l’utilisation actuelle de ces encombrantes fatwas à l’heure de
    la mondialisation occidentale triomphante, que leurs rois et princes ”autorités
    légitimes” ne remettent fondamentalement pas en cause.

    D’un autre coté, il est vrai que certains autres n’y vont plus par quatre
    chemins: les avancées les plus abouties du pseudo-reformisme musulman par
    exemple, ont amené leurs adeptes en France à faire les mêmes conclusions que
    jadis les courants laïques: pour eux si Ibn Taîmiyya ne peut pas être accusé
    d’être un extrémiste (par simple et quasi honteux respect) ils énoncent tout de
    même que son héritage doit être laissé dans les bibliothèques, vestiges d’une
    pensée dépassée et impertinente, trop dangereuse pour l’ordre politique mondiale
    et pour les intérêts mondains qu’ils se construisent.

    Finalement, seuls les ”laïques occidentalistes” ont honnêtement vue et
    intelligemment compris comment l’enseignement du cheikh de Damas était un danger
    potentiel pouvant contrecarrer leur objectif d’imposer au monde un nouvel ordre
    politique incontestable par tous, d’ou leurs volontés de le décrédibiliser et de
    faire de lui le père de tout leurs soucis.

    Qui aurait cru que nous en serions arrivé là et dire qu’il y a presque plus de
    vrai dans la vision que ces ”laïques” ont de cheikh Ibn Taïmiyya que chez
    certains se revendiquant comme être des nôtres?

    Aïssam Ait Yahya

  2. Walid Amazigh
    5 sur 5

    :

    As-salâmu ³alaykum. Il serait peut-être temps qu’on s’attaque à cette déformation de la pensée islamico-politique d’Ibn Taymiyyah, en commençant par réfuter qqun comme Yahya Michot d’Oxford, qui tout en se réclamant de l’enseignement du cheikh, soutient les régimes du mondes musulman et la démocratie comme système. Dans son livre Mardin, sa tentative de jeter l’opprobre sur ce qu’il qualifie de “dangereuse mongolisation des pouvoirs musulmans” est juste scandaleuse. Alors il serait peut-être temps que nous l’invitions nous aussi, à “se trouver un autre patronnage canonique que celui du cheikh Ibn Taymiyya” comme il aime si souvent à le répéter à l’endroit des dissidents islamistes non-démocrates.

    Ahsana Llâhu ilaykum, wa bâraka Llâhu fîkum pour l’important travail que vous fournissez.

Ajouter un Avis

Télécharger le livre en arabe

Consulter le résumé du livre