L’esclavage : définitions et particularités 1/2

Question d’un lecteur :

Salam alaykum Wa rahmatou Llah cher frère.

Je reviens vers vous avec une question qui m’est venue à l’esprit en lisant Tocqueville.
Quelle est la définition de l’esclavage en islam ? En quoi peut-elle se confondre ou au contraire se distinguer avec la conception occidentale ?

Le Coran semble se poser comme favorisant l’affranchissement des esclaves sans pour autant l’abolir, que doit-on en déduire? Baraka Llahu fik

Qu’Allah vous facilite dans votre futur ouvrage que j’attends avec impatience

[…]

 

Réponse d’A. Soleiman Al-Kaabi :

1/ Les fausses définitions de l’esclavage

La difficulté à comparer le phénomène de l’esclavage entre les civilisations musulmane et occidentale, c’est que, dans l’histoire de cette dernière, le statut des esclaves a fluctué à travers les époques et ne constitue pas un phénomène unique.

Dans l’Antiquité, les esclaves ont vu leurs droits et leur statut évoluer tout au long de l’histoire de l’empire romain. A partir du Moyen-âge, il y a ensuite une abolition « fictive » de l’esclavage car le système féodal des royaumes européens l’a transformé en « servage ». Puis la Renaissance et les « grandes découvertes » ont donné naissance à ce qui fut appelé la « traite négrière » dans un contexte de croissance mondiale de l’Europe. Cette dernière forme d’esclavage représentait à bien des égards un retour à l’esclavage le plus archaïque, avant même les réformes juridiques opérées par l’Empire romain. Cette histoire de l’esclavage européen s’est achevée avec le mouvement abolitionniste qui triompha au XIXe siècle, aboutissant à la situation actuelle de bannissement total, mondial, et surtout moral de l’esclavage.

Ainsi, la « traite négrière », qui fut la dernière forme d’esclavage et donc celle à laquelle la philosophie abolitionniste s’est opposée, est la seule qui soit restée dans les mémoires pour définir l’esclavage en général. Or, cette forme très singulière d’esclavage ne suffit pas à saisir la nature objective de l’esclavage. La conséquence est qu’il y a, à notre époque, de très grandes approximations dans la définition de l’esclavage qu’on résume trop facilement au travail forcé, au fouet, au droit de vie et de mort, etc. Le défi consiste à définir l’esclavage en tant que « statut » social et juridique et non en tant que « condition » sociale qui s’avère, de fait, très fluctuante L’Histoire montre que les maltraitances, le travail forcé, les motivations racistes, la dépossession ou encore l’absence de droits ne sont pas des réalités inhérentes au statut d’esclave. Pour définir ce phénomène, il est donc nécessaire de commencer par réfuter les définitions hâtives que l’on retrouve à notre époque :

- 1/ Premièrement, l’esclavage est souvent résumé à « travailler gratuitement » par opposition au travail salarié. Cette définition est fausse car l’esclavage a un coût pour le maitre qui doit couvrir les besoins primaires de ses esclaves : au minimum, la nourriture et le logis. Si on réfléchit en termes de « contrat », l’esclave n’obéira au maître et n’accomplira ses tâches que s’il a la certitude que le maître subviendra à ses besoins. Les dépenses de son maître constituent donc des contreparties à son travail, au même titre qu’à notre époque, le salaire sert en grande partie à couvrir ces mêmes besoins primaires (logement et nourriture). La vraie différence entre le salariat et l’esclavage sur le plan financier se limite à une marge supplémentaire que touche le salarié, lui permettant de satisfaire également des besoins secondaires comme les loisirs. A ce sujet, il est intéressant d’étudier les arguments utilisés par Tocqueville en faveur de l’abolition de l’esclavage dans les Antilles :

« La science indique, et plusieurs expériences déjà faites dans l’intérieur même des tropiques semblent prouver que la culture à l’aide des nègres affranchis peut devenir plus facile, plus productive et moins onéreuse que la culture à l’aide des noirs esclaves »[1]

En bon « libéral », Tocqueville tentait de convaincre les grands propriétaires que le salariat serait un statut plus profitable pour le maître, dans la mesure où le salaire qu’il versera ne constituera qu’une dépense légèrement supérieure à celle qu’il concédait auparavant à l’esclave, mais avec un rendement bien supérieur car le salarié, convaincu d’être libre et maître de son destin, mettra incomparablement plus de cœur à l’ouvrage, là où les esclaves exposaient leurs maitres à de perpétuelles oppositions, sabotages voire rébellions. Il est même allé jusqu’à préconiser d’empêcher les esclaves de devenir eux-mêmes propriétaires de petits terrains (comme cela s’était produit dans les colonies anglaises) afin de les obliger à rester les ouvriers salariés de leurs anciens maîtres et ainsi à ne jamais devenir réellement indépendants[2].

En plus de cela, s’il est vrai que la traite négrière par les Européens n’autorisait que rarement la possession par les esclaves d’argent propre, dans l’Antiquité, de nombreuses catégories d’esclaves pouvaient détenir un « pécule ». Cette somme d’argent qu’ils pouvaient accumuler, leur permettait même, avec le temps, de racheter leur liberté.

- 2/ Deuxièmement, la traité négrière a poussé beaucoup de monde à associer l’esclavage au racisme. L’esclavage serait forcément justifié par la notion d’inégalité des races. Or dans l’Antiquité, l’un des premiers motifs qui pouvait conduire un homme à être réduit à l’esclavage était l’endettement. A Rome, avant les conquêtes militaires, les hommes insolvables pouvaient se constituer esclaves au lieu de rembourser leur dette. On considérait qu’ils payaient, par leur travail manuel, la valeur qu’ils s’étaient montré incapables de rembourser.

Dans un deuxième temps, à partir des victoires romaines contre Carthage et du début de l’expansion militaire romaine, la plupart des esclaves étaient en fait d’anciens prisonniers de guerre. Avec la multiplication des conquêtes, le flux d’esclaves venant en Italie ne cessait de grossir à tel point que, vers le Ier siècle avant JC, les masses serviles étaient certainement supérieures en nombre aux hommes libres dans la péninsule. En généralisant cette mise en esclavage des prisonniers, Rome inventa un moyen d’intégration relativement pacifique des peuples vaincus, à une époque où les grands empires pratiquaient des guerres d’extermination, ce dont l’empire Assyrien était l’exemple le plus caricatural. Le Foedus et l’esclavage massif se sont donc avérés des moyens bien moins brutaux pour tenir des populations vaincues, mais néanmoins susceptibles de se rebeller, et les intégrer progressivement dans la société du vainqueur.

L’esclavage raciste existait aussi dans l’Antiquité, mais ne visait pas spécifiquement les populations noires, mais davantage les populations nordiques et les Slaves qui étaient considérés comme esclaves par nature, à tel point que l’on suppose que le mot slavus/esclave dérive du mot « slave ». En résumé, comme le remarque H. Wallon, les trois grands motifs qui justifiaient l’esclavage dépendaient de trois formes de droits : le droit civil pour l’endettement, le droit des gens (international) pour les prisonniers de guerre et le droit de naissance pour les motifs racistes[3]

- 3/ Par ailleurs, l’esclavage est de nos jours synonyme de maltraitance. Le discours droit-de-l’hommiste associe au concept d’esclavage l’image d’hommes travaillant dans des plantations sous une chaleur écrasante et roués de coups de fouets. Or, il faut faire la distinction entre le statut réel et les abus possibles comme on le fait dans d’autres relations de subordination. Au même titre que des dirigeants peuvent se montrer injustes, despotiques et maltraiter leur peuple, sans que ces abus ne permettent de définir la réalité du fait politique, ou que certains parents puissent maltraiter leurs enfants, sans que cela ne puisse être généralisé ou que la « maltraitance » devienne un critère pour définir la parentalité, il est absurde de réduire l’esclavage à la maltraitance. Il existait aussi des esclaves choyés par leurs maîtres pour leurs compétences. Ces derniers vivaient dans l’opulence et se réjouissaient de leur condition qui leur permettait de vivre à l’abri du besoin.

En effet, dans l’Antiquité, les esclaves se voyaient affecter à des tâches correspondantes à leurs compétences, exactement comme pour le salariat de nos jours. Les personnes illettrées et n’ayant pas de compétences particulières étaient effectivement affectées aux tâches les plus dures, mais les esclaves instruits et lettrés pouvaient devenir secrétaires, scribes, précepteurs, et même « philosophes » (tel Epictète), et vivre dans des conditions de vie enviables par des personnes libres mais pauvres. Ce type de situation donnait lieu à des dilemmes existentiels dont la littérature antique s’est faite l’écho : certains esclaves étaient partagés entre le désir de retrouver la liberté et la peur de la vie précaire à laquelle ils seraient livrés. L’esclavage leur assurait un toit et un repas quotidien quand la liberté les condamnait parfois au vagabondage et à la pauvreté. Dans ses Entretiens, le philosophe -par ailleurs esclave- Epictète témoignait de ce dilemme :

« C’est le vœu de l’esclave d’être vite libéré. (…) “Si je suis libéré, dit-il, aussitôt tout est bonheur, je n’ai plus à faire attention à personne, je parle à tous comme leur égal et leur semblable, je voyage où je veux, je viens d’où je veux et vais où je veux.” Le voilà affranchi ; bien vite, ne sachant où aller manger, il cherche qui il pourra bien flatter, chez qui il pourra dîner. (…) Alors il est malheureux, se lamente et soupire après l’esclavage : “quel mal éprouvais-je alors ? Un autre me fournissait mes vêtements et mes chaussures, il me nourrissait, me soignait de mes maladies ; mon service envers lui était peu de chose. Mais, à présent, malheureux, que n’ai-je à souffrir.” »[4]

Ce dilemme est toujours présent dans les sociétés actuelles où les salariés sacrifient leur « liberté » pour un salaire fixe et un petit confort de vie, alors que la vie hors salariat offre une vraie liberté mais très souvent aux dépens de l’aisance.

- 4/ Parmi les définitions faciles de l’esclavage, on trouve souvent l’idée que l’esclave était un « objet » privé de tout droit et sur lequel le maître avait systématiquement droit de vie et de mort. Là encore, il s’agit d’une caricature qui ne permet pas de saisir le phénomène de manière honnête. Aux premiers siècles de l’empire romain, les maîtres avaient effectivement droit de vie et de mort, mais les révoltes successives conduites par des esclaves ont forcé les législateurs romains à accorder toujours plus de droits aux esclaves. A partir du Ier siècle après JC, sous le règne de l’empereur Claude, une loi interdit de mettre à mort sans raison un esclave[5]. Sur ce point, on sait qu’en Islam, les esclaves ont les mêmes droits que les hommes libres dans tout ce qui touche à leur intégrité physique : les maitres n’ont ni le droit de torturer, ni de tuer leurs esclaves.

 

2/ Les particularités de l’esclavage en Islam

En Islam : le mot « esclave » (‘abîd, ‘abd) a été banni pour des raisons liées à la doctrine du tawhid. Le Prophète () a dit à ce sujet, dans un hadith rapporté par Muslim, selon Abû Hurayra : « Que personne d’entre vous ne dise “mon esclave” (‘abdî) homme ou femme, car vous et vos femmes, vous êtes tous les esclaves d’Allah. Dîtes plutôt : “mon garçon” (ghulâm), “ma servante” (jârîyya) ou “mon valet” (fatâ). »[6]

Ce changement au niveau du langage ne fut pas sans conséquence sur la réalité du statut et la perception des esclaves dans la société musulmane, qui furent d’abord appelé ‘ulûj sous les quatre premiers califes, avant de recevoir le titre de mawâlî à partir de la dynastie omeyyade. Mawâlî était un terme qui signifiait « clients », « obligés », qui était le titre que recevaient les esclaves affranchis dans la Rome antique. Ces derniers restaient les « clients » de leurs anciens maîtres après leur libération, ils avaient des droits envers eux et n’étaient pas considérés comme des égaux.

Si on reprend les précédentes remarques, il apparaît effectivement que l’Islam a imposé un cadre à l’esclavage, qui le différenciait fortement de celui pratiqué durant l’Antiquité. Premièrement, il y a une différence dans ce qui touche aux motifs. Nous avons vu que dans l’Antiquité, seuls pouvaient devenir esclaves les débiteurs insolvables, les prisonniers de guerre et les peuples considérés comme naturellement inférieurs. En Islam, on ne pouvait devenir esclave ni par endettement, ni en raison d’une prétendue inégalité des races. Le seul motif valable qui peut conduire à la mise en esclavage est le statut de prisonnier de guerre ou « captif ».

Il a déjà été dit que cette méthode permettait dans l’Antiquité d’intégrer des peuples vaincus n’ayant pas renoncé au combat. Comme pour l’Empire romain, l’enjeu des califats islamiques en pleine expansion militaire était d’intégrer rapidement sur leurs territoires des masses de populations vaincues et n’ayant jamais renoncé au combat jusqu’à leur défaite. Ces populations hostiles appartenant à des cultures et des civilisations brillantes, comme les Perses, entretenaient souvent un désir de revanche contre les musulmans. Les populations qui avaient renoncé au combat contre les musulmans, conclu un accord de paix ou d’armistice devenaient dhimiyûn, tandis que ceux qui n’avaient jamais abandonné les armes étaient mis en servage. Cet esclavage permettait d’éviter de recourir à l’extermination ou à l’inverse de leur laisser une totale liberté, ce qui leur aurait permis de nuire au nouveau pouvoir[7].

Deuxièmement, en Islam l’esclave n’était pas considéré comme un objet et était à l’inverse reconnu comme une personne juridique à part entière. Il jouissait de certains droits, comme contracter des mariages, avoir une famille et une descendance.

Cette reconnaissance en tant que « personne » induisait en troisième lieu l’interdiction de la maltraitance. En Islam, il n’y a donc aucun droit de vie et de mort sur les esclaves. Le Prophète (sws) a interdit de mutiler, torturer et bien sûr de mettre à mort un esclave. Dans un hadith rapporté par Abû Dâwûd dans son Sunan, selon Samara, le Prophète () a dit :

« Celui qui tue son esclave sera tué, celui qui mutile son esclave sera mutilé » et dans un ajout : « et celui qui le castre, sera castré »[8]

On remarque dans ce hadith que les sanctions pour l’agression ou le meurtre d’un esclave sont exactement les mêmes que pour un homme libre, à savoir le Talion (Qasâs) ou le dédommagement, ce qui prouve que les esclaves étaient considérés comme des personnes à part entière.

Quatrièmement, les esclaves ne travaillaient pas « gratuitement ». Ils pouvaient mener une activité indépendante et jouir d’un vrai salaire. Les sources islamiques indiquent en effet que les esclaves disposaient de leur argent propre, tel Salman le perse qui versa des aumônes (de dattes) aux musulmans, alors qu’il était esclave pour les exploitants d’une palmeraie[9], ou Abû Lou’loua le fameux esclave perse qui assassina le calife ‘Umar après s’être plaint auprès de lui que son maître (al-Mughayra ibn Shu’ba) exigeait de lui le versement journalier de deux dirhams, ce qui prouve que cet esclave était rémunéré pour son travail d’artisan et disposait de son argent propre dont il ne reversait qu’une partie à son maître.

Pour terminer, vous avez rappelé que le Coran comme la Sunna ont incité à l’affranchissement massif des esclaves. Il faut rappeler que cet encouragement visait à la fois les croyants individuellement à qui il était promis en échange l’ « affranchissement de l’Enfer »[10], mais aussi l’Etat musulman, puisque le Coran affecte une partie des dépenses des recettes de la Zakât à l’affranchissement des esclaves (Coran 9.60).

i en théorie, l’Islam a imposé cette définition restrictive de l’esclavage, il est vrai que par la suite, les musulmans n’ont pas toujours respecté ces règles avec le juteux commerce des esclaves. Avec le temps, l’esclavage a donc pris des formes variées dans le monde musulman, avec, par exemple, la résurgence de la traite des noirs qui fut appelé « istirqâq » (nom : Raqîq). De même que les commandements du Prophète () sur l’interdiction des mutilations et en particulier de l’émasculation ne furent pas toujours respectés, avec l’achat d’eunuques par certaines familles fortunées.

Néanmoins, il y a une chose importante à signaler sur le lien entre l’Islam et le mouvement abolitionniste français. On connait la profonde haine de Tocqueville pour l’Islam et les musulmans et c’est paradoxalement cette hostilité viscérale qui a motivé en partie son engagement abolitionniste car les Beys de Tunis avaient, bien avant la France, fait interdire l’esclavage. Comme Tocqueville l’explique dans ses écrits, il était urgent pour la France, qui se présentait comme le phare de la civilisation, de ne pas être en retard par rapport aux barbares mahométans :

« Devons-nous laisser subsister l’esclavage sur un sol où nous commandons ? L’un des princes musulmans nos voisins, le bey de Tunis, a déclaré que la servitude était abolie dans son empire. Pouvons-nous, en cette matière, faire moins que lui ? »[11]

Pire que cela, Tocqueville devait reconnaitre que l’esclavage pratiqué en terres d’islam était bien moins « rigoureux » que celui des Européens :

« Vous n’ignorez pas, messieurs, que l’esclavage n’a pas chez les mahométans le même caractère que dans nos colonies. Dans tout l’orient, cette odieuse institution a perdu une partie de ses rigueurs. Mais, en devenant plus douce, elle n’est pas devenue moins contraire à tous les droits naturels de l’humanité »[12].

 

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[1] Alexis de Tocqueville. Etudes économiques, politiques et littéraires. P240.

[2] Rapport fait au nom de la commission chargée d’examiner la proposition de M. de Tracy, relative aux esclaves des colonies. Alexis de Tocqueville, Œuvres Complètes, Tome III.

[3]Voir H. Wallon. Histoire de l’esclavage dans l’antiquité. 1847. p28

[4] Epictète. Entretiens. P76.

[5] Suétone. Claude. 25. 4.

[6] http://library.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?idfrom=6770&idto=6773&bk_no=53&ID=1067

[7] C’est la raison pour laquelle Ibn Qayyim compara le dhimma et l’esclavage : cette remarque n’a étonnamment pas été reprise par la littérature antimusulmane et par les pourfendeurs de la dhimmitude -sans doute car ce livre d’Ibn Qayyim n’existe pas en français, nos fins experts de l’Islam n’ayant accès qu’à leur propre littérature orientaliste…

[8] Ce hadith souvent cité par Ibn Taymiyya, a été rapporté en outre par Ahmad et d’autres. Il est considéré comme Sahîh par al-Hâkim.

http://library.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?idfrom=7796&idto=7801&bk_no=55&ID=1677

http://taimiah.org/index.aspx?function=item&id=973&node=7513

[9] Ibn Hishâm. Sîra. p128.

[10] Hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim, selon Abû Hurayra.

[11] Tocqueville, Alexis de (1805-1859). Auteur du texte. Œuvres complètes d’Alexis de Tocqueville. p443.

http://visualiseur.bnf.fr/CadresFenetre?O=NUMM-213949&M=tdm

[12] Ibid.

 



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